Dans notre activité professionnelle et notre militantisme syndical, nous sommes confronté·e·s quotidiennement à la violence du système capitaliste : précarisation de l’emploi, sous-traitance en cascade pour diviser les salarié·e·s, pression pour un accroissement permanent de la productivité, réduction salariale, voire même plans de licenciements ou liquidation de nos entreprises, tout ça pour garantir la rémunération des propriétaires.
Nous nous impliquons contre la régression sociale et le chômage, pour défendre les familles et les territoires, pour faire valoir d’autres valeurs et d’autres choix économiques. Nous savons que l’ampleur de la crise actuelle appelle à des changements profonds, qui nécessitent de s’attaquer à la répartition des richesses mais aussi au pouvoir du capital, en premier lieu au sein des entreprises.
Grâce à nos luttes, nous limitons ou mettons en échec les projets régressifs. Parfois même nous arrachons des progrès.
Mais nous sommes confronté·e·s à un patronat d’autant plus agressif qu’il est soutenu par le système politique. Les lois et réformes de ces dernières années n’ont visé qu’à réduire la protection des salarié·e·s dans tous les domaines. Des budgets colossaux sont consacrés aux intérêts des riches et des grands groupes capitalistes sans aucun effet positif pour la population. Le Gouvernement répond à chaque demande du MEDEF en légiférant pour défendre ses intérêts, contre ceux des salarié·e·s, en dénaturant et en cassant la fonction publique, en privatisant. Cela affaiblit considérablement le poids de nos luttes.
Pour maintenir cette situation, le patronat n’hésite pas à soutenir ses candidat·e·s dans toutes les élections politiques par le biais de ses médias et de son influence.
Alors que les moyens existent pour améliorer les vies de tout le monde, l’action politique du Gouvernement combinée à la pression permanente du patronat, nous place dans une spirale du déclin social qui ne semble jamais devoir se terminer.
Nous mesurons qu’il s’agit
d’un affrontement de classe.
Pour que la société s’améliore, pour trouver des solutions aux problèmes de NOTRE classe, pour défendre nos droits et nos emplois, il faut développer les luttes sociales, et aussi agir pour un changement radical de politique, un changement de société.
Pour que les progrès sociaux et écologiques si nécessaires ne soient pas voués à rester des promesses de campagne, il faut mettre l’argent et la puissance de la loi au service des êtres humains et de la planète. Comme nous le faisons dans nos entreprises, il faut des propositions précises, à la fois radicales et réalistes, pour le pays.

À travers de cet appel, nous demandons au Parti Communiste Français de proposer une candidature à la prochaine élection présidentielle dont nous puissions nous saisir afin que la défense et la promotion des droits du monde du travail soient au cœur du débat de la campagne électorale.
Il ne s’agit pas de délégation de pouvoir ou de lutte par procuration, mais d’un moyen de mobiliser l’ensemble de la population, de fédérer nos combats dans un projet cohérent. Il nous faut un·e candidat·e qui porte nos questions, nos arguments, nos propositions, de manière à représenter un prolongement de nos luttes et à dévoiler les positions réelles de chaque candidat·e sur les questions économiques et sociales.
Nous voulons aussi pouvoir voter pour quelqu’un qui nous représentera réellement parce qu’il ou elle est au quotidien présent·e sur le terrain, à nos côtés dans l’action.